Louise, bachelière du Lycée La Jonchère en juin 2026, avait connu un parcours scolaire douloureux avant d’intégrer cet établissement « différent » où elle s’est sentie pleinement respectée. Retour sur une réussite exemplaire qui donne beaucoup d’espoir.
100 % de réussite au bac pour la troisième année consécutive, avec de très belles mentions… Le Lycée La Jonchère prouve que ses méthodes pédagogiques alternatives, basées sur la bienveillance, le respect des besoins des élèves, l’approche active et personnalisée sont payantes puisque les élèves y sont heureux, motivés et fiers de leur réussite. C’est le cas de Louise, bachelière avec un an d’avance qui est passée « d’un cauchemar scolaire à la magie ».
« L’école était une corvée qui devenait une souffrance », raconte Louise. Cette affirmation choc illustre le mal-être qu’elle a connu au collège classique où elle était pourtant bonne élève. Socialement, elle avait l’impression qu’elle ne rentrait pas dans les critères de ses camarades et se sentait rejetée. « J’étais très mal à l’aise dans un groupe, je sentais que je “faisais tache” », raconte-t-elle. Ce sentiment douloureux d’exclusion a été doublé d’un sentiment d’ennui. « Des journées entières assise sur une chaise, des injonctions et la pression permanentes pour obtenir toujours de meilleurs résultats… Je ne ressentais que l’absurdité de ce quotidien et je souffrais constamment ». Bref, pour Louise, « la vie était belle mais seulement deux mois par an pendant les grandes vacances ». Pour surmonter ces difficultés et mettre toutes les chances de son côté au lycée, elle décide, avec ses parents, de changer d’établissement. Une décision salutaire !
Un an d’avance, le bac général avec mention Bien
Lorsqu’elle découvre le lycée La Jonchère lors d’une réunion d’information, elle a un coup de cœur. « J’ai tout de suite compris que l’équipe pédagogique était authentiquement engagée pour soutenir les élèves. J’ai eu l’impression que j’allais pouvoir y être moi-même, sans jugement, sans pression. Un vrai soulagement et un espoir nouveau ». Louise a une bonne intuition. Au Lycée La Jonchère qu’elle a fréquenté pendant trois ans, elle s’est enfin acceptée comme elle est, s’est fait des amis et a même trouvé que l’école était « comme une maison où elle se sentait bien ». Il est vrai que les locaux aménagés confortables, joyeux et flexibles y sont pour beaucoup. Mais surtout, le regard des autres ne pèse plus du tout : « À La Jonchère, chaque élève assume sa personnalité, ses particularités ou ses failles. Quand j’en avais envie, pendant les pauses, je pouvais rester une heure toute seule en assumant cela complètement, comme si j’étais chez moi. Les autres le respectaient, je n’avais plus peur de leur regard, ou de paraître “bizarre” ». Elle y « a adoré » les soirées de révision, les séminaires, les matchs de foot entre enseignants et élèves. Dans cette ambiance de « cousinade » comme elle dit, Louise a retrouvé la motivation, la confiance et le plaisir d’apprendre. Elle a réussi le bac général à 17 ans avec mention Bien. « Introvertie, j’ai réussi l’oral de français avec 17 ! » Après le bac, Louise est diagnostiquée TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) soulignant a posteriori les efforts qu’elle a dû fournir pour compenser ses difficultés scolaires et sociales avant un diagnostic et sans aménagements adaptés.
Des liens qui perdurent avec Le Lycée La Jonchère
Inscrite au Centre de formation Saint-Honoré à Paris, Louise vise un diplôme d’État d’éducatrice spécialisée en trois ans, et envisage, pourquoi pas, de poursuivre en master à l’université. Outre le fait qu’elle passe régulièrement au Lycée La Jonchère « juste pour discuter et être dans l’ambiance », elle est toujours en lien avec Julie, enseignante de philosophie, matière qui la passionne : « on se parle souvent, et on envisage d’aller ensemble à un festival de philosophie à Paris ! » Pour Louise, Le Lycée La Jonchère est une école qui fait travailler d’autres choses que les connaissances et les compétences : « elle prépare à la vie, elle nous donne des clés pour trouver le bon en chacun de nous. C’est essentiel pour nous, pour la société, pour l’entreprise, pour que tout fonctionne bien ! »

